Poèmes
Publié le 27/12/2006 à 12:00 par atila
Cette pensée n'est pas née de mon esprit,
N'a pas vécue en ma sombre âme noircie,
Et n'est pas morte dans mon coeur éternel,
Car cette dernière est bien hélas immortelle...
Publié le 29/12/2006 à 12:00 par atila
Ne te presse pas trop petite fille perdue,
Car tu vas regreter d'avoir tendu ta main,
L'aveuglement n'est pas un fruit défendu,
La vérité est juste absente sur ton chemin...
Publié le 01/01/2007 à 12:00 par atila
Mais que vois-je frémir dans la nuit glacée,
Voile mystique ou bien pelage d'argent,
Qu'est donc cette bête aux poils enneigés,
Qui hurle sous la lune, le nez au vent...
La pluie métallique de son duvet d'hiver,
Qui bruisse silencieusement sur la neige,
Aux pattes de velours, ancêtres d'hier,
Coulent sur le sol, ses coussinets de liège...
Le flair asseré d'un dûr carnivoire craint,
Par l'Homme, fruit de bêtise et de cruauté,
Leur hurlement sur la rivière du chagrin,
Mèle ce que n'est au loup l'artifice beauté..
Publié le 02/01/2007 à 12:00 par atila
Dire enfin ce que l'on pense,
Dire même si ça fait mal,
Dire avec un peu de chance,
Dire sans peurs, ni râles...
Dire nos forts sentiments,
Dire leur pâle couleur,
Dire sans une douleur,
Dire tout bas et lentement...
Dire avant de mourir,
Dire ce qui fait souffrir,
Dire ce qui fait pleurer,
Dire pour encore espérer...
Dire pour pouvoir respirer,
Dire pour pouvoir sourire,
Dire pour tout leur empire,
Dire pour être mieux libéré...
Dire...
PS : L'image n'illustre pas correctement cet article, mais le sens y est..
Publié le 02/01/2007 à 12:00 par atila
Nous marchons tous sur un chemin,
Quel que soit sa taille ou sa grandeur,
Sa beauté ou son rafinement, enfin,
C'est obligatoirement celui de la mort...
Publié le 04/01/2007 à 12:00 par atila
Les artistes, fruit d'une différence et d'un songe inachevé, au goût de l'indifférence et du pouvoir distillé... Les artistes, du bout des doigts au talent, le coeur d'effroi qui s'égrène au fil du temps... Les artistes, esprits sans calculs, rêveurs d'Aujourd'hui à la main portée avec recul... Les artistes, yeux de l'âme, cieux des larmes qui roulent sur le tableau d'hier, qui coulent sur le manteau de la tristesse d'hiver... Les artistes, incompris, chercheurs de trésors dans les cales du désespoir, pirates sans vie, encore à la quète d'un dernier et unique Espoir...
Ce sont les plus grands artistes, les moins reconnus..
Publié le 04/01/2007 à 12:00 par atila
Que l'éclat puissant du tonnerre,
Qui résonne encore sur ma peau,
Me brûle le coeur en ces Enfers,
M'arrachant la vie pour le tombeau...
Publié le 09/01/2007 à 12:00 par atila
Le frêle papillon fâné,
Aux ailes desséchées,
D'un pétale de fleur,
S'envolera de peur...
Publié le 13/01/2007 à 12:00 par atila
S'écoule,
une goutte de haine
qui roule
poison d'ébène
distille en l'âme
au gré des larmes
au gré des armes
au gré des jours
mort pour toujours...
S'arrache,
l'Ange éphémère
un lâche
pacte en Enfer
dernier soupir
fin d'un empire
vague dynastie
vieille décennie
au fil du temps
perle de sang
coeur de rubis
matins mourrants
regards rougis
sourire d'enfant...
Se ferme,
une porte close
tant d'échymoses
s'enferme
un froid jardin
de si belles choses
triste chemin
bordé de roses
quand vient la Fin
quand vient Demain...
S'arrache,
le bouquet de fleurs
de pétales de peur
qui crâche
sur un tombeau
à en mourir
chargé de mots
de renouveau
tant à mentir
mais tant à rire
tant à pleurer
tant à crier
tant à survivre...
S'écoule,
l'alcool
l'ampoule
se brise
sur le sol
et son emprise
à devenir ivre
de cette vie
de cette envie
étoile d'une nuit
la lune du noir
soleil d'Espoirs
encore y croire...
Se ferment,
sans bruit
les yeux
des cieux
du but d'hier
neurasthénie
glacial hiver
cénésthésie
poème en vers
d'une écriture
une plume en fer
des engelures
et cette brûlure
de cet acier
de cet étain
au relief gris
d'un rêve brisé
fruit d'un chagrin...
S'écoule,
cet éternel
qui fuit
de ses ailes
battant
il s'enfuit
lentement
comme un dieu
pêcheur
du tourment
empereur
mais le fruit
de la joie
paisible
de la suie
de la soie
qui s'enfuit
dans ce pays
d'Amour
de douceur
de chaleur
ces plaines
en couleur
de cet astre
brillant
encore étincelant
naîtra et adviendra
un passage vers l'au-delà...
Publié le 13/01/2007 à 12:00 par atila
Mais à qui sont ces ésprits sanglants,
Qui sillonnent le rouge de ces plaines,
Tous échappés de ces corps mourrants,
Où la vie se décompte et s'égrène...
Ces armes qui crachèrent leurs lames,
Froides et glacées, Sur leur peau,
Dont leur visage, pleure ses larmes,
Chargées du sang de leurs sanglots...
Le soupir acide de l'amer étain,
Qui gémit sous la pluie du regret,
Au loin, les derniers cris d'humain,
Hurlant la douleur de leurs plaies...
À quelle bêtise, à quelle erreur,
Appartient toute cette souffrance,
Ces multiples déchirures et peurs,
Ces ultimes jours de décadence...
Ces fracas si soudains de poussière,
Qui recouvrent ces robos de combat,
Chaque homme, parti pour la guerre,
Dont, hélas, aucun ne reviendra...
Immence charnier d'une humanité,
Où est donc l'Eden sur cette Terre ?
Le paradis est bien mort et enterré,
Laissant l'immonde bête en ces Enfers...