Textes
Posté le 26.06.2007 par atila
Plonger son regard dans la sombre lueur du crépuscule et noyer ses larmes dans le vent... Regarder scintiller les millers d'étoiles du haut d'un pont et courrir au sommet d'une montagne... Ouvrir son âme à la vie et fermer son coeur à la mort... Carresser du bout des doigts le dessin de l'existence et sentir le fronton de l'éphémère... Fermer les yeux une seconde pour permettre à l'horreur de ce constituer devant nous et en dernier recours saisir la lame glacée pour trancher l'invincible... Déployer ses ailes déchirées et sans aucune corde pour se retenir, sombrer dans le néant, pour chuter dans les mailles d'un fillet invisible...
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Posté le 27.06.2007 par atila
Me laissera-tu une chance ?
Posté le 29.06.2007 par atila
Besoin de dire... Besoin de parler... Besoin de sentir... Besoin d'aimer...
Besoin de vous... Besoin de tout... Besoin de liens... Besoin de rien...
Besoin de voir... Besoin de croire... Besoin d'idées... Besoin rêvé...
Besoin de peines... Besoin de haines... Besoin d'amour... Besoin trop lourd...
Besoin d'oublis... Besoin d'survis... Besoin d'espoirs... Besoin d'y croire...
Besoin d'être soi... Besoin de toi....
Posté le 02.07.2007 par atila
Sentir la fureur de la mer et le souffle rauque de la peur...
Entendre le murmure strident et lanscinant du sourire de l'homme se répandre en soi pour ne former que l'oeil muet de la lune sous le soleil couchant...
Recueillir dans la paume les larmes qui, plus tôt, dévalaient les pentes abruptes du gouffre de la mort...
D'un dernier regard, scruter les abisses sombres à la recherche de l'ombre des étoiles, pour l'éloigner du destin prétracé...
Puis, lever l'arme aux yeux de tous et, en un dernier cri de rage, l'abaisser devant l'ennemi, offrant sa vie pour sauver la sienne...
Posté le 03.07.2007 par atila
Et si on jouait le jeu ?
Aller, je me lançe...
Aujourd'hui, on fait confiance à la vie...
On verra bien où ça nous mènera...
Posté le 06.07.2007 par atila
Sur un fond d'un blanc immaculé s'aligne des centaines de billets. Tous écris en minuscules caractères, mot après mot, phrase après phrase...
J'ai retranscris mon esprit sur un simple lien... un simple blog... Mes idées se sont déversées, une à une sur ses pages vierges...
J'ai tracé une vie, j'ai donné un sens à mes textes, j'ai décripté mon âme... pour vous... pour eux... pour toi qui me lis...
Un flot de pensées incompréhensibles est devenu un noeud compliqué de lien et pages menant chacun à une histoire... mon histoire...
De simple mot retrassant le chemin sur lequel j'avance... jour après jour... nuit après nuit... celui bordée de ronces, mais le seul sur lequel je puisse marcher...
Au fil d'un an, j'ai tapé, chaque jour, sur se clavier dont l'encre des lettres commence à s'effacer... Pourquoi ? Simplement pour vivre, pour me savoir exister, une simple chose me rattachant une fois de plus à mon existence...
Beaucoup diront que ceci est mon destin, ou bien le hasard, moi je dis que cela fait partis de mes choix. À travers ses commentaires, j'ai rencontré plusieurs personnes...
La population d'aujourd'hui leur aurait donnés le terme de bizzare, étrange, mais rien ne sert de porter attention au propos de ces autres, ils sont déjà perdus, le monde tourne autour d'eux et ils ne s'en aperçoivent même plus... Je voudrais juste leur rendre hommage... oui, à vous... seulement à vous... nous contrôlons nos destins, ne l'oubliez jamais...
Parfois nos choix nous en mènent à d'autre, tous plus difficile les uns que les autres, alors regarder une dernière fois derrière vous, regarder vos erreurs, regarder votre passé, puis, brusquement, tourner la tête et avançer...
Votre avenir est devant, et non derrière, bonne chance...
Posté le 08.07.2007 par atila
L'univers semble se refermer autour d'une sphère d'un noir profond... Une traînée de feu parcours la voûte célèste et s'emprisonne finalement dans une cellule de glace... Elle pousse un simple murmure qui résonne dans le couloir infernal... Elle tourne un instant la tête pour aperçevoir les doux chatiments de la mort... Mais où es-tu ? ... Cette pensée se répercute dans son esprit... Où es-tu ? ... Elle s'agenouille par terre... Le sol détrempé de sang tache ses genoux... Il faut qu'elle se relève... Les murs tremblent et tournent autour d'elle... Juste un moment... Attendez juste un instant... Besoin de temps... Besoin de repos... Fatiguée... Fatiguée de ce monde... Attendez... encore... un peu...
Posté le 09.07.2007 par atila
Un vent froid et puissant parcours la lande... Le soleil semble s'être éteint et la lune effacée... Plus aucun astres ne brillent... On les a tous soufflés, un à un, comme de vulgaires bougies... La planète est plongée dans un noir total et infini... Seul le crépitement des brasiers éveille cette nuit éternelle...
Entre les remparts qu'on construit les survivants pour se protéger des êtres sanguinaires, une petite fille fredonne pour elle même une chanson aux doux accords mélodieux... Elle ferme les yeux, plongée dans une transe éphémère d'où seul la lumière peut l'en y sortir...
Un jeune garçon lui a dit tantôt d'attraper cet oiseau s'y fugace qui s'échappe continuellement de ses mains... Mais où est-il ? Malgré ses efforts, elle ne peut l'aperçevoir de ses yeux crevés, le sang s'en échappant lui interdit de le rencontrer...
Parfois il faut savoir abandonner et attendre... Attendre le jour où l'on sera plus fort... Attendre le jour où la nuit sera éclairée par une lune ovale... Attendre le jour où l'oiseau, de lui même, viendra vous frolez... Attendre simplement par pur lacheté...
Posté le 14.07.2007 par atila
La brise chaude effleurait le visage rond d'un bébé reposant sur les genoux de son père. Ce dernier esquissait, de son regard protecteur, la silhouette fine et grassieuse d'une jeune femme allongée à côté d'eux.
L'homme glissa son doigts dans la main minuscule du nourrisson en souriant tout en regardant le visage endormi de sa bien aimée. Il déposa un léger baiser sur le front de son fils puis, carressa amoureusement la cuisse de le femme assoupie. Il ferma doucement les yeux sur le ciel azur et soupira...
(..petite description d'un couple d'amoureux Lyonnais, écrite sur un banc à l'ombre d'un arbre...)
Posté le 17.07.2007 par atila
Le vent gifflait et battait les herbes folles, soufflant avec violence sur chaques végétaux... Autour d'un cercle de ronces pointait faiblement la tige épineuse et frêle d'un rosier... Au bout de la branche accérée, une fleur aux, autrefois, doux parfums enivrants, penchait tristemment vers la terre... Sa couleur d'un blanc éclatant était devenue grise puis d'un noir d'encre... Un à un, chaques pétales étaient tombés, se déposant sur le sol sale et poussièreux...
Mais alors, tandis que la lumière déclinait, que la nuit faisait suite au crépuscule, il était arrivé... Délicatement, il avait glissé sa main calleuse sous la corolle couleur d'ébène et avait carressé un instant du bout des doigts la noirceur du végétal, puis, d'un geste sec, l'avait coupé...
Sous l'aube naissante, à la lueur du soleil levant, au bout de cette tige hérissée de pics, un bourgeon pointait, et d'entre ses replis verdâtre perçait déjà la teinte de la rose à venir...