Posté le 16.12.2007 par atila
Et ce n'est que mon coeur transformé en feuille morte qui s'envolera dans les bourasques de vent...
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Posté le 16.12.2007 par atila
Ce n'est que le flacon brisé de mon inconscience dont le poison contenu se répend sur mon âme...
Posté le 16.12.2007 par atila
Ne plus supporter ce visage,
Se découpant de l'ombre,
Ce vague et futile mirage,
Aux yeux légèrement sombres...
Ne plus supporter cette silhouette éphémère,
Tranchant sur ces murs de craie,
Cette pathétique masse sombrant en Enfer,
Aux courtes paroles qui effraient...
Ne plus supporter ces gestes,
Qui découpent l'horizon d'un ruban noir,
Ces actes passablement indigestes,
Qui ne sauvent plus qu'un unique Espoir...
Ne plus supporter rien que sa simple vue,
Dont la trace marque les routes et chemins,
Des pas transparents le long des rues,
Menant vers ce misérable et silencieux destin...
Ne plus supporter ces réminiscences passées,
Ou autres souvenirs distillés par le poison du temps,
Ces rêves étrangement et brusquement brisés,
Par ce lourd et âcre parfum aux douceurs d'antan...
Ne plus supporter ces douleurs quotidiennes,
Où l'on ne regarde que les heures défilées lentement,
Ces longues journées tristement habituelles,
Où l'on attends que le moment où sonnera le changement...
Ne plus supporter l'essence même de sa vie,
Au regard si frêle et timide d'inconnu,
Où ne brille qu'une ténébreuse et ultime envie,
Qui ne naîtra que lorsque tout aura disparu...
Posté le 15.12.2007 par atila
"La vie est un grand QCM dans lequel il faut cocher à côté des cases proposées..."
De
Malicious
Posté le 14.12.2007 par atila
J'aurais voulu récréer le ciel à ton image,
Pour que la pluie de tes larmes assome ces terres,
Que les nuages ne forment que ton mirage,
Et que tu brûles, de tes rayons, cet enfer...
J'aurais voulu lire ton regard,
Sur les murs de ces maisons,
Où les derniers rayons du soir,
S'évadent de leur prison...
J'aurais voulu compter ces milliards d'étoiles,
Sous cette voûte glacée d'encre indélébile,
Et que la plus brillante me recouvre d'un voile,
Et berçe doucement cette flamme si fragile...
J'aurais voulu tracé ton nom,
Sur le sable usé par le temps,
Que le vent, de sa chanson,
Nous encercle langoureusement...
J'aurais voulu sentir ton souffle,
Dans les branchages de ces arbres morts,
Ta respiration sortant d'un gouffre,
Tes yeux éclairés d'une étincelle d'or...
J'aurais voulu que ces réminiscences,
Ou autres souvenirs et chimères,
Ne soit qu'une lente effervescence,
Au goût de douleurs éphémères...
J'aurais voulu que ton visage qui peuple ces rues,
Ne soient pas seulement qu'une mince imagination,
Que ces rires glissants ne finissent pas déçus,
Le long de fenêtres fermées à toutes destinations...
Posté le 13.12.2007 par atila
La dernière et ultime étreinte,
Qui emprisonnera mon coeur,
D'une grande prison sainte,
Aux murs sans une couleur...
Dont le levant étrangé aux étoiles,
Ne se lira qu'au travers des barreaux,
Où le vent soufflera sur la voile,
Qui fendera ces pourpres et sanglants flots...
Seul la pluie des larmes en cascade,
Sur les visages béats aux sourires éloquents,
Ce continuel et habituel quotidient fade,
Où ce meurt ce soleil noir lentement...
Et au centre de ce lac de mensonges,
Où le seul récif se fait lointain,
On voudrait passer cette éponge,
Et que la vie prenne alors fin...
Posté le 13.12.2007 par atila
Je veux juste être ce que je suis vraiment et que tout le monde se taise enfin...
Je veux juste pouvoir suivre mes envies et que l'on me laisse choisir mon destin...
Posté le 13.12.2007 par atila
Il en va hélas de même pour moi,
Demain ne mene que vers la mort,
Finalement tout nos multiples pas,
Ne nous renderont pas plus forts...
Posté le 12.12.2007 par atila
Que l'on m'écrase sous la puissance de ses coups,
Qui porte sur mon coeur broyé par cet étau,
Que l'on me détruise moi et ce monde de fou,
Pour que je puisse périr de cet ultime saut...
Que l'on déchire mon visage,
Pour réduire ma vie en lambeaux,
Que l'on teinte de sang ce paysage,
Et brûle mes mains sur ce flambeau...
Que l'on efface mes pensées,
Pour rendre ces journées inexistante,
Que l'on m'arrache mes idées,
Et me laisse enfin seule, mourrante...
Que l'on m'abandonne sur les récifs de cette terre,
Que l'homme aura entièrrement détruit,
Que l'on démolisse mes actes et gestes éphémères,
Pour me laisser étouffer par cette nuit...
Que l'on massacre ces êtres lâches,
Qui me tue chaque jour lentement,
Que l'on me poignarde d'une hache,
Et me laisse m'éteindre doucement...
Que l'on me vole mon âme,
Pour l'achever d'un ce geste ultime,
Que l'on m'enfonçe cette lame,
Et mette fin à cette vie si sublime...
Posté le 11.12.2007 par atila
Seule dans les enfers glacés de ce monde,
Où résonnent les hurlements par milliers,
Parmis les humains, je brise cette ronde,
Tellement robotique et si bien organisée...
Seule parmis cette foule compacte,
Etouffée entre ces inconnus qui m'opressent,
Leurs gestes pathétiques et actes,
Cette soi-disant évolution qui, entière, régresse...
Seule dans ces couloirs sans issus et sans fin,
Où la vie semble s'arrêter doucement,
Là où je ne peux voir se dessiner de lendemain,
Et où j'attends ma mort patiemment...
Seule comme une tache d'encre noire,
Sur un tableau de couleurs trop vives,
Une mauvaise onde de désespoir,
Et aux teintes tristement maladives...
Seule comme une bête de foire,
Sur une place aux regards moqueurs,
Me dévisageant à la lueur d'un soir,
Et se riant de mes sanglots et pleurs...
Seule sur cette terre dévastée,
Où les étoiles se sont toutes éteintes,
Parmis mes propres rêves brisés,
Enserrée par cette douce et froide étreinte...
Seule sur les récifs de ma destruction,
Eclairée par le fruit de ma haine,
Survivant pour tuer cette malédiction,
Et pourrissant de mon unique peine...