Posté le 11.12.2007 par atila
Et ce n'est qu'une flamme,
Brûlant ses joues humides,
Séchant ses multiples larmes,
En effaçant ce sombre vide...
La douleur des yeux,
Qui ne sont finalement que le rêve d'un regard,
Le coeur loin des cieux,
Et l'âme seule et perdue dans les labyrinthes noirs...
Les lambeaux d'un visage,
Aux mille facettes cachées,
Dont le lointain rivage,
Semble s'être éffacé...
Les morçeaux de souvenirs,
Se déchirant entre eux,
Les dernières bribes de soupirs,
Au timbre monocorde et malheureux...
Et les mains dans les siennes,
La douceur de l'Amour insufflé,
Un remède à ses peines,
Que seul lui peut lui apporter...
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Posté le 10.12.2007 par atila
Les dernières éffluves d'un parfum d'antan,
D'immémorables souvenirs gravés sur la pierre,
Les journées perdues et rescapées d'avant,
Existence pourrie menée dans un sombre enfer...
Les idées d'un soir qui meurt sur une lame,
Les larmes qui roulent et sombrent dans l'oubli,
Au yeux arrogants éclairés par une flamme,
Dont la lueur s'éteindra avec la tristesse d'une vie...
Le sang ruisselant de sa bouche aux lèvres déchirées,
Les pupilles dilatées par une encre noire indélébile,
Se déversant chaque jour et colorant son coeur brûlé,
Emportant son esprit sur un recif mourrant, une île...
Et les mains mordus par la violence d'autrui,
Le visage arraché par les mots suppurants d'indécence,
La léthargie d'une cénesthésie chargée d'ennui,
Au doux son d'une mortelle et longue indépendance...
Posté le 10.12.2007 par atila
Rien est plus beau que d'embrasser un sourire...
Posté le 10.12.2007 par atila
Mieux vaut mourir de rêves vécus que vivre d'illusions brisées...
Posté le 09.12.2007 par atila
Pardonnez-moi cette ignorance dont j'ai fais preuve,
Lors de cette enfance égoïstement forcée,
Pardonnez-moi cette triste et pitoyable oeuvre,
Que je fais de ma vie que je préférerais effacée...
Pardonnez-moi ces larmes cachées,
Qui resteront éternellement muettes,
Pardonnez-moi ces sourires enjoués,
Qui n'étaient qu'un masque de fête...
Pardonnez-moi ces pensées réalistes,
Qui vous ont brûlé et blessé le coeur,
Pardonnez-moi ces idées anti-conformistes,
Qui n'étaient totalement pas les leur...
Pardonnez-moi ces visages éphémères,
Naissant de regards incompris,
Pardonnez-moi ces paroles mensongères,
Mortes d'un profond et ténébreux oubli...
Pardonnez-moi ces lettres emmelées,
Aux sonorités agressives et violentes,
Pardonnez-moi ces rires essouflés,
Au timbre hypocrite percé de fentes...
Pardonnez-moi cette haine immortelle,
Que rien ne pourra arracher à mon âme,
Pardonnez-moi cette existence cruelle,
Qui ne se maintient que par une flamme...
Pardonnez-moi ce que je suis,
Et ce que, longtemps, je fus,
Pardonnez-moi aujourd'hui,
Ce que, jamais, je n'ai pu...
Posté le 08.12.2007 par atila
La vie fut sans doute crée par erreur...
Posté le 08.12.2007 par atila
Car le présent c'est aussi envisager l'avenir...
Posté le 07.12.2007 par atila
Il pleuvait des cordes. Chaque gouttes ruisselaient sur sa peau marquée par le temps, imbibant ses vêtements d’eau. Il faisait froid et la nuit n’allait pas tarder à tomber. Il pestait en silence. Ils étaient en retard. Encore une fois. Il jeta un coup d’oeil rageur au bout de la rue. La pluie lui cinglait le visage. Il tapa du pied pour arrêter les fourmillements qui parcouraient sa jambe. Soudain, sur sa gauche, à l’angle de la route, surgit une fourgonnette. Il sourit. Enfin, ils étaient là. Il enleva sa casquette. Signe habituel de reconnaissance. Il s’approcha du bord du trottoir. Un air vicé de pollution pénétra dans ses poumons.
- l’oiseau s’envole. La cage a été ouverte.
- Le chat l’a mangé. Il avait faim.
- Bonjour l’ami. Content de te voir. Dit Anthony en lui serra la main.
- Bonjour mon gars. À dans trois semaines.
La voiture repartie en trompe. L’homme remit sa casquette et sourit en serrant le sachet qu’il tenait dans la paume. Il fourra la liasse de billet dans sa poche et se baissa pour relaçer ses chaussures. Il cacha sous son talon la poudre lui étant si précieuse à ses yeux puis marcha en direction de sa vieille camionnette. Il pianota quelques secondes sur son portable, tandis qu’il mettait le contact et prenait la direction des banlieues du nord. Un bip régulier se fit entendre dans l'habitacle :
- Salut bébé. On se voit ce soir ma belle ? susurra-t-il
- Euh... Ce soir ? Hum... attends deux secondes, je regarde mon agenda. Oh... désolé mon chou, j’ai plein de clients, je pourrais pas... l'interlocutrice prit une fausse voix déçue.
- Même tard dans la soirée ?
- Oui...
- T’es sûr bébé ?
- Oui je te dis.. Et puis, là, on m’attends, on se voit un autre jour ?
- Ouais... à la prochaine bébé...
Il poussa un soupir tout en tapant sur les touches de son mobile :
- Salut Monique. T’es libre ce soir ?
- Ouais, je crois.
- 20h ? chez moi ?
- Ben ouai, comme toujours, souffla la femme en tirant sur sa cigarette. À toute à l’heure Antho.
- Oui, je t’embrasse, bébé.
Il raccrocha en souriant. Il allait passé une bonne nuit. Il espérait que Violine viendrait les rejoindre. Cette femme était belle. Magnifique aurait dit certain. Mais le seule problème, c’est qu’elle croyait encore au prince charmant. Pute ne lui convenait pas. Elle aurait put faire fortune avec ce corps. Mais bon. Il lui dénonnait les moyens, si elle n'acceptait pas, c'était son problème.
Il regarda le cadran de sa montre. Il avait le temps de passer à la boîte de streep-tease avant de rentrer pour Monique.
Il se gara devant la boîte, débordant sur la chaussé.
- Salut tout le monde !
- Salut boss’, fut répété dans l’ensemble de la salle.
- Quoi de neuf, demanda-t-il au barman en regardant à son tour les femmes devant lui.
- Le grand a ramené des nouvelles. Une dizaine. Totalement inexpérimentées.
- Tu me mets Vio sur ce coup là.
- Euh... boss.. ça va pas lui plaire.
- Je m’en fous de ce qu’elle aime, ce que je veux c’est qu’elle bosse et me rapporte du fric.
Le barman n’aproffondit pas plus la conversation sur Violine. Tout en nettoyant un verre, il continua :
- Sinon, y a une jeune, Pauline qui s’est suicidée. Kay s’en est occupé.
- Aucune trace ?
- Oui.
- Bien. Amuse-toi, Il lui fit un clin d’oeil, Monique m’attend.
11h02. Sa montre bipa pendant quelques minutes avant qu'Anthony ne se réveille pour l'éteindre. Il s'étira en baillant et regarda la place à côté de lui. Elle était vide. Monique avait sans doute dut partir tôt pour commencer sa journée auprès de clients avides de plaisirs charnels.
Il se leva, s'habilla et sortit rapidement dans la rue. L'homme monta dans sa voiture et démarra rapidement.
Après une demi-heure de trajet, il s'arrêta devant une usine abandonnée. Anthony resserra son manteau autour de ses grasses épaules car le froid lui mordait la peau. Il marcha jusqu'à la porte rongée par la rouille et la passa. Ce dernier se retrouva plongé dans la pénombre et avança, à tâtons, sur sa gauche.
Lorsque ses yeux se furent habitués à l'obscurité, il distingua un attroupement de personnes autour d'une même table. Ils faisaient affaire sur de petit sachet de poudre blanche en échange d'une liasse de billet. Il s'approcha, sortant l'argent de sa poche.
Trois coups secs à la porte. L'homme se leva, rouspétant en regardant l'heure puis se dirigea vers l'entrée. Il poussa le vérou et ouvrit. C'était Violine. Il se préparait à répéter sa phrase habituelle quand il vit les larmes dévalant ses joues. Elle ne serait jamais venue le voir pour être réconfortée. D'une voix qu'il tentait de faire chaleureuse, il demanda :
- Pourquoi viens-tu ?
- Passe-la moi. Maintenant.
- Je... Violine ?
- T'es sourd ? Passe-la moi, je t'ai dis !
La voix de la femme était devenue aussi tranchante qu'une lame de rasoir et on n'aurait pu se douter qu'elle venait juste de pleurer. Anthony se retourna, hésitant, caressant de ses mains potelés son ventre gonflé. Il plongea un instant dans son regard glacé, puis alla la chercher. Il revient quelques minutes plus tard, un sac de sport jaune à la main. Il lui le tendit.
- Tiens, voilà, contente ? Maintenant casse-toi.
Elle jeta un coup d'oeil à l'intérieur puis dit d'une voix mystérieuse :
- Il faut toujours réfléchir avant d'agir, tu vas le regretter...
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Une détonation. Fulgurante. Immense. Puis, plus rien. Un silence éternel. Les immeubles se sont effondrés sur eux-mêmes, les habitants écrasés sous le poids des murs. Les rues sont muettes, toutes les voitures sont épaves, les conducteurs aplatis sous la tôle. Des corps traînent, éparts, sur les restes de trottoirs. Le ciel est gris et le seul son à des kilomètres à la ronde est la pluie tombant sur les pavés maintenant disjoints. Devant ce qui reste de la porte du première étage, des débris de tissus jaunes restent accrochés dans les fentes de la chambranle. Le jeune homme est mort sur le coup, comme tout les autres. La jeune femme en fait partie. Lille est dévastée. Toutes constructions, affaissées sur elle-même. Plus rien. Plus de vie. Plus de haine. Plus d'amour.
Elle avait décidé d'enlever la vie, elle avait décidé de donner la mort.
Elle a réussi.
Fin...
Posté le 07.12.2007 par atila
S'arracher le coeur et l'offrir en sachant que ce sera le dernier geste avant de mourir...
Posté le 06.12.2007 par atila
Les lambeaux d'un coeur,
Dont la page de l'Amour fut arrachée,
Au tissu déchiré de malheur,
Où une lame sanglante fut autrefois plantée...
Et dans les décombres d'un monde détruit,
Lorsque résonne le hurlement d'un fantôme invisible,
Dont les chaînes glacées et le médaillon maudit,
Enserre et étrangle l'ennemi si futilement risible...
La neurasthénie langoureuse qui s'engouffre dans l'âme,
Dont le poison douloureux distille doucement l'espoir,
Le visage étrangement glacé par trop de larmes,
Les morçeaux brisés du fait d'avoir continuer d'y croire...